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Héritage
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Conjoint survivant
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Logement
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En quoi consiste le
nouveau droit au logement du conjoint survivant ?
Depuis la loi du 3 décembre 2001
et pour toutes les successions ouvertes depuis le 6 décembre 2001
le conjoint survivant bénéficie - quels que soient les héritiers
en présence- de la jouissance gratuite du logement familial pendant
une année.
Les conditions du droit au logement temporaire sont relatives au :
- BENEFICIAIRE : qui doit être
le conjoint successible, c'est-à-dire non divorcé, contre
lequel n'existe pas de jugement de séparation de corps passé
en force de chose jugée. Il n'est pas nécessaire que
ce conjoint ait accepté la succession.
- LOGEMENT : celui-ci
doit être occupé par le conjoint au titre d'habitation
principale, c'est généralement là où sont
déclarés les impôts sur le revenu. Il n'est pas
nécessaire que cette résidence soit commune aux deux
époux.
- MODE D'OCCUPATION : ce logement
doit, soit appartenir aux deux époux ou dépendre totalement
de la succession du défunt, soit être loué. Sont
exclus les logements qui dépendent d'une indivision entre le
défunt et une tierce personne ou ceux dont l'époux décédé
n'était qu'usufruitier.
Ce droit s'exécute automatiquement sans qu'il soit besoin d'en
faire la demande.
Lorsque le logement est la propriété
du défunt ou des deux époux le droit au logement prend
la forme d'une mise à disposition gratuite de l'immeuble et
de son contenu.
Lorsque le logement est loué,
les loyers, dont le conjoint survivant est seul tenu vis-à-vis
du bailleur lui sont remboursés par la succession.
Ce droit au logement est :
- Un droit d'ordre public,
c'est-à-dire que nul ne peut en priver le conjoint survivant,
ni en restreindre l'étendue.
- Un
droit temporaire et gratuit, qui est
donc octroyé pour une durée d'un an à compter
du décès mais que le survivant est libre d'exercer ou
non. Il ne peut en aucun cas donner lieu au paiement d'une contrepartie.
- Un
effet du mariage, car c'est en
qualité d'époux et non d'héritier que le conjoint
bénéficie de ce droit. Son exercice n'entraîne
pas acceptation de la succession puisqu'il tire son origine du mariage
et non des droits successoraux.
- Un droit indépendant, c'est-à-dire
qu'il ne constitue ni une libéralité, ni un droit successoral
et ne sera pas déduit des droits successoraux.
Au
bout d'un an ....
Le droit au logement peut s'exercer
à vie, car à la fin de la première année
il se transforme, depuis le 01/07/2002, en un droit viager, c'est
à dire que le conjoint survivant bénéficie d'un
droit d'habitation gratuit du logement et d'un droit d'usage du mobilier.
S'il est locataire il n'a que l'usage du mobilier.
Ce droit d'usage et d'habitation vient
en déduction de sa part dans la succession de son conjoint.
Si la valeur de ce droit est inférieure à sa part, il
a droit à un complément, si elle est supérieure,
il en conserve le bénéfice sans rien devoir aux autres
héritiers.
Dans l'année suivant le décès le conjoint survivant
doit avertir les autres héritiers de son intention ou non de
rester dans les lieux.
Si le conjoint survivant reste dans
le logement familial, il devra prendre en charge les réparations
d'entretien et s'acquitter des impôts locaux. Il ne pourra ni
céder, ni louer ses droits sauf si le logement n'est plus adapté
à ses besoins, il en tirera alors les ressources nécessaires
au financement de son nouvel hébergement.
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