Outre des conséquences sur la
survie de l'entreprise et le maintien de l'emploi, la transmission d'une
entreprise entraîne des effets fiscaux non négligeables.
Imposition des plus-values.
Depuis 1976 il existe un régime
d'exonération des plus-values en faveur de la transmission des
petites entreprises. Ce régime vient d'être renforcé
par la loi sur l'initiative économique du 01/08/2003.
Depuis le 1er janvier 2004 les seuils
d'exonération totale ou partielle ont été réévalués.
Ce dispositif concerne toutes les transmissions, à titre gratuit
comme à titre onéreux. Il s'applique aux entreprises individuelles
et aux sociétés de personnes soumises à l'impôt
sur le revenu. Sous réserve d'avoir exercé l'activité
pendant 5 ans avant la cession le cédant est exonéré
de l'impôt sur les plus values :
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EXONERATION - ACTIVITES AGRICOLES OU COMMERCIALES
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Totale
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Partielle
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Aucune
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RECETTES
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inférieures à
250 000 €
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comprises entre
250 000 et 350 000 €
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supérieures
à
350 000 €
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EXONERATION - ACTIVITES DE PRESTATION DE SERVICES
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Totale
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Partielle
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Aucune
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RECETTES
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inférieures à
90 000 €
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comprises
entre
90 000 et 126 000 €
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supérieures
à
126 000 €
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Droits de donation.
Faute de repreneur et pour éviter
la disparition de l'entreprise à la cessation d'activité
de l'entrepreneur, il existe la solution d'en faire don à un
ou plusieurs de ses salariés. Cette opération impliquait
que les donataires payent des droits de mutation à titre gratuit
fixés à 60 % de la valeur de l'entreprise. Dans le cas
d'une société, les salariés repreneurs bénéficiaient
d'un abattement de 15 000 €
par personne, mais rien n'était prévu en cas de donation
d'une entreprise individuelle.
L'article 45 de la loi du 1er août 2003 a remplacé cet
abattement par une exonération de droits lorsque la valeur des
actifs, objet de la donation, est inférieure à 300 000
€.
Cette réduction s'applique aux
donations en pleine propriété de fonds artisanaux, de
fonds de commerce, de clientèles libérales, de parts ou
actions d'une société exerçant une activité
industrielle, commerciale, artisanale ou libérale, à concurrence
de la fraction de la valeur des titres représentative du fonds
ou de la clientèle.
Transmission par décès.
Dans ce cas, il est appliqué
un abattement de 50 % sur la valeur des parts ou actions de sociétés
exerçant une activité industrielle, commerciale, artisanale,
agricole ou libérale ou la valeur des biens affectés à
l'exploitation d'entreprises individuelles. A condition que :
- Dans le cadre d'une entreprise individuelle,
chaque héritier prenne l'engagement, pour lui et ses ayants-cause
à titre gratuit de conserver les titres transmis pendant 6
années.
- Dans le cas d'une transmission de
parts ou d'actions de société, le défunt ait
pris de son vivant un engagement collectif avec d'autres associés
de conserver un certain quota de titres pendant une durée minimale
de 2 ans. De plus l'un des héritiers ou associés ayant
souscrit l'engagement collectif de conservation doit pendant les 5
ans suivant la transmission exercer une fonction de dirigeant dans
la société si elle est soumise à l'IS ou une
activité professionnelle principale lorsque la société
est une société de personnes n'ayant pas opté
pour l'impôt sur les sociétés.
Depuis le 01/01/2004, l'engagement collectif
de conservation des titres de société pris par le défunt
de son vivant ou par le donateur doit porter sur 20 % de l'ensemble
s'il s'agit d'une société cotée. Le seuil de 34
% reste inchangé pour les sociétés non cotées.
En cas de transmission d'une entreprise
individuelle, l'obligation de poursuivre l'exploitation sous la même
forme est supprimée, il est donc possible de transformer l'entreprise
en société.