Les nouvelles règles de l'indivision
Le recours
à un mandataire est facilité :
- il peut être choisi par le défunt, de son vivant pour
administrer et gérer tout ou partie du patrimoine successoral,
c'est le mandat posthume.
-
il peut être choisi parmi les héritiers, qui se mettent
d'accord pour désigner l'un d'entre-eux ou un tiers pour administrer
la succession, c'est le mandat successoral.
-
il peut être désigné par le tribunal en cas de mésentente
entre les héritiers. Ses pouvoirs sont fixés par le juge.
Il est placé sous le contrôle du président du TGI
et des héritiers.
Les
règles de gestion de l'indivision sont simplifiées par
la suppression du recours à la régle de l'unanimité.
En effet les titulaires d'au moins deux tiers des droits indivis peuvent
effectuer à cette majorité les actes d'administration
et les actes de disposition nécessaires au paiement des dettes
et charges de l'indivision.
La gestion de la succession est simplifiée particulièrement
en matière de transmission d'entreprise.
Concernant
la gestion de l'entreprise, les héritiers peuvent effectuer les
opérations courantes nécessaires à la continuation
immédiate de l'entreprise après le décès,
sans pour autant que cela soit considéré comme l'engagement
d'accepter la succession. En outre un mandataire peut être désigné
à titre posthume par le défunt pour gérer provisoirement
l'entreprise pour le compte des héritiers jusqu'à ce que
ceux-ci soient aptes à la reprendre.
Le
partage étant une opération souvent néfaste pour
la survie économique de l'entreprise, le maintien temporaire
de l'indivision a été étendu à toutes les
formes d' entreprises. Ce maintien provisoire, souvent demandé
par le conjoint survivant dont les revenus sont liés à
l'exploitation de l'entreprise, permet de trouver un repreneur dans
des conditions satisfaisantes.
Le
mécanisme de l'attribution préférentielle, étendu
à toutes les formes d'entreprises permet à l'indivisaire
qui a les compétences pour gérer l'entreprise de demander
à en être attributaire lors du partage.
Le
partage amiable est facilité.
Alors
qu'il fallait auparavant l'accord unanime des héritiers au partage
amiable, et qu'à défaut le recours au partage judiciaire
était obligatoire, aujourd'hui les cas de recours au partage
judiciare sont réduits aux cas suivants :
-
Lorsque l'un des héritiers ne répond pas aux sollicitations
du notaire (héritier taisant) sans pour autant être opposé
au projet de partage, il est tout de même possible d'effectuer
ce partage à condition que les héritiers aient mis en
demeure l'héritier taisant de se faire représenter audit
partage ou, à défaut que le juge ait désigné
un professionnel qualifié pour le représenter.
-
En cas de présence au partage d'un mineur, ce partage peut être
effectué avec l'approbation du conseil de famille.
En
cas de désaccord des cohéritiers, le juge désigné,
tente de concilier les parties, en présence du notaire chargé
du partage. Les parties qui trouvent un accord peuvent alors abandonner
les voies judiciaires et poursuivre le partage amiable.
Un
partage judiciaire mieux adapté.
Un
délai d'un an est accordé au notaire désigné
dans le cadre des opérations de partage pour établir l'état
liquidatif. Le notaire compose les lots à attribuer aux héritiers,
établit les comptes entre les copartageants, la masse partageable
et les droits des parties.
Enfin
le notaire peut mettre en demeure l'indivisaire défaillant de
se faire représenter, à défaut il demande au juge
de désigner un professionnel qualifié pour représenter
l'héritier défaillant.
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Fiche
a jour au 19/04/2007
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